...le scénario écrit de Hugo & Iris. Reste encore à faire les lay-out et la mise en pages des 15 dernières pages. C’est toujours une émotion: à la fin d’une histoire, je découvre seulement pourquoi j’ai eu besoin de l’écrire.
Dans ce cas-ci, l’album se termine dans un théatre, Hugo rencontrant Iris sur les planches. Je me rappelle seulement maintenant que, petit, mon Père, critique notoire à la Libre Belgique, m’amenait au théatre voir «ses» actrices … qu’il ramenait souvent à la maison. «Pour boire un verre» disait-il, «…mais pas au salon», rajoutaient les mauvaises langues.
Quoi qu’il en soit, mon enfance reste bercée de ces souvenirs de divines comédiennes, débarquant après le souper familial, dans une mise en scène émotionnellement proche de la dernière pièce qu’elle jouait. Une enquiquineuse, quand elle jouait la mégère apprivoisée, une dépressive, pour les bonnes de genêt, une comique après un boulevard.
Quel Art plus éphémère que le théatre ? Qui se souvient de Liliane Vincent jouant Cyrano et de Christiane Lenain dans Bossemans et Coppenolle, à part les séniors de Bruxelles? Que reste-t-il de leur charme, des larmes de rire, de drame, qu’elles ont fait verser à leurs spectateurs, de la magie qui a opéré tants de soirées renouvelées et aujourd’hui disparues sans traces ? …Quelques photos, au mieux, quelques articles, et la mémoire de ceux qui y étaient.
Iris, d’une certaine manière leur rend hommage…
Au XIXeme siècle, les spectateurs ont fait une révolution suite à un Opéra. c’est même ainsi que la Belgique s’est constituée.