Qui sont les Khazars ?Interview réalisée le 16 décembre 2003 sur XXeciel.com 
Lucienne Dezee : Comment définissez-vous le peuple Kazar ? Werner Ysler : Un peuple nomade, une tribu plus exactement qui aurait survécu à l’Histoire en s’éparpîllant, en devenant « les Invisibles ». A la chute de Babylone, une communauté juive dissidente aurait choisi le parti de l’exil éternel plutôt que du retour à Sion . Rappelons que Babylone a été durant plusieurs siècles le siège de la réflexion judaÏque. LD : Des gens du voyage…on n’est pas très loin des Tziganes .
WY : Je connais mal les Tziganes. Mais effectivement leur philosophie ne doit pas être très éloignée, d’autant que Kazars et Tziganes ont du se croiser dans les mêmes régions. Roumanie, Mer Noire, Europe de l’Est… C’est fou les mélanges de population qu’il y a eu dans ce secteur. Sur les bords même de la mer d’Azov, se croisaient il y a peu, Allemands de la Volga, Tatars Russes, Anarchistes Musulmans, Juifs Karaïtes(à ne pas confondre avec les Kazars)… LD : Revenons aux Kazars… Ils cherchent la Terre promise ? WY : Disons que la géographie les intéresse moins, que le temps. Leur carte se compose avant tout de repères historiques. Un forme de géographie du temps… Le royaume Kazar se compose avant tout d’une multitude de principautés, que chacun est libre d’établir ou bon lui semble, pour une nuit, pour un jour, pour une heure. Il l’administrera seul ou en couple. Ce qui le relie aux membres de sa communauté est leur conscience de s’être connus antérieurement. LD : Dans une vie antérieure ? WY : On peut dire cela. Ils ont la croyance (selon eux la certitude) de se réincarner plusieurs fois avant de trouver leur terre promise. En ce sens , ils préconisent la fameuse phrase de Jésus-Christ à savoir : « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Celui des Juifs est en terre d’ Israël. Celui des Kazars , par contre, est terrestre mais reste à arpenter. Imaginons comme John Lennon, un pays sans terre, sans frontières et sans religion, un pays invisible. Il se superpose au nôtre, aussi verticalement que notre géographie est horizontale. C’est en un sens un pays intérieur. LD : Un pays spirituel…C’est donc une religion être Kazar ? WY : Non. Ils ont rompu avec Jérusalem et les Juifs ne les reconnaissent pas. C’est plutôt une identité …spirituelle. LD : L’identité juive oscille aussi entre l’appartenance à une religion et à une nation. Ce n’est pas simple à définir. WY : Les Kazars ont été persécutés comme les Juifs. Cela pose vraisemblablement un problème de territoire pour notre société sédentaire que l’existence d’un peuple nomade, d’une nation sans territoire géographique. C’est ainsi que je le comprends. Un conflit de conception du monde. Pour revenir à votre question, je vais vous raconter une anecdote. Quand les Allemands ont envahi la Crimée en 1942, ils n’ont pas déporté les Juifs Karaïtes. Car ceux-ci ont réussi à prouver aux Commandement SS qu’ils s’étaient convertis à la religion judaïque, qu’ils pratiquaient mais qu’ils n’appartenaient pas au peuple Juif. Donc ils n’étaient pas de « race juive ». Extraodinaire, non ? De toutes façons, il est clair que si être juif relevait d’une évidence morphologique et raciale, les Nazis ne les auraient pas obligés à porter une étoile jaune. Pour être sûrs de les reconnaître ? LD : Les Kazars portent aussi une étoile ? WY : Ils ont souvent autour du cou un pendantif en forme d’étoile à sept branches. Il faut savoir qu’à Babylone, l’étoile d’Ishtar avait autant de branches que de planètes connues dans le ciel : Soleil, Lune, Vénus, Mars, Mercure, Saturne et Jupiter. Les Kazars en ont hérité autant qu’une connaissance approfondie de l’astrologie kharmique. LD : Kharmique ? WY : Cela veut dire que l’interprétation de la carte du ciel d’un individu , établie à sa naissance , comprend l’idée d’un Kharma, de vies antérieures et de réincarnations. Chacun aurait donc une mission à accomplir sur terre. Peut-être une réparation… ou une rédemption. LD : C’est donc cela le sens du « ciel au dessus de Bruxelles »…la carte du ciel de ce jour-là… WY : En astrologie, on nomme cela une révolution astrale. Vendredi 11 Mars 2005 (Janvier-15 de l’an 2542-apCB) L.D. : Vous avez connu Erwin Engell Stern. Parlez-nous de lui… WY :Comme vous le savez peut-être, Erwin est le fils de Engell Stern et de Margaret von Gotha. C’est l’aîné de triplés, né à Vienne, le 31 décembre 1899, quelques minutes avant sa sœur, Eva, et son frère, Frank. Il y a un album du XXeciel.com qui évoque sa naissance… LD : Euh…Vous devez confondre. Erwin est un enfant mort-né… ? En effet. Il semble même qu’il soit à la source du fantasme psychanalytique que nourrissent Eva autant que Frank, à l’égard des Anges. Margaret, la mère, l’appelait d’ailleurs « son petit ange »… mais je ne vais pas vous faire relire tout le XXe ciel pour cela. Se pourrait-il qu’il ait eu un homonyme ? Pourquoi pas ? On sait que Fabienne Rougedyeu accouche en Russie soviétique d’un fils de Frank Stern. D’après mes recherche récentes , ce serait même en Crimée…mais connaissant le taux d’hérédité dans ce domaine, rien n’interdit de penser qu’elle ait pu mettre au monde des jumeaux… Fabienne est restée très discrète toute sa vie sur sa progéniture. Elle craignait les représailles staliniennes… Cette éventuelle doubble naissance dont vous me parlez se situe en 1920.Comment expliquez-vous alors qu’en 2005 , un certain Erwin Engell Stern croise une certaine Fadya à l’hotel Hilton. Je ne l’explique pas. Celui-là s’appelle Jules… Pourtant son passeport… Oui, il vient de Kazarie, ou de Crimée, si vous voulez, et vraisemblablement de la même famille… mais vous savez dans ces régions là, depuis la chute du communisme, la généalogie se heurte à beaucoup d’obstacles… pour moi , il s’est toujours fait appeler Jules et non Erwin. D’après mes renseignements, le Erwin né en 1920 avait une petite sœur , nommée Anna, et elle décédée au camp de Falkenberg à l’âge de huit ans. Oui. je vois ou vous voulez en venir. Voyons, Fabienne Rougedyeu était une femme libre d’esprit et de corps. Elle a connu beaucoup d’hommes. Je me souviens qu’elle m’a parlé d’un beau Khazar aux yeux aussi noirs que la Mer du même nom. Elle était très secrète. A vrai dire je crois qu’elle était plus femme que mère. Ses enfants ont été confiés le plus souvent à des hommes. C’était une aviatrice, perpétuellement à la recherche d’un record de vitesse, et donc, en avance sur son temps… Revenons à Jules… Bien sur, je l’ai croisé, gare de l’Est en 2003, mais ce que vous ne savez sans doute pas , c’est que c’est moi qui lui ait fait découvrir Lennon. A son âge, Il ne pouvait pas l’avoir connu… Je l’ai croisé dans le train, de retour de Khazarie… |