Sambre
Faut-il que nous mourions ensemble ?Novembre 1996
 Il y aura trois versions finales du scénario. La plus courte faisait mourir Julie et rendait Bernard cynique, comme si Stendhal s'était mué en Flaubert. Elle fut rapidement écartée. La plus longue, 80 pages, plongeait les personnages dans les catacombes de Paris. En cours de réalisation, par respect des délais de publication, Yslaire contracte la dernière scène entre Julie et Bernard et les immobilise Place de la Bastille. L’album paraît en 1995 avec 72 pages. Il sera réédité une première fois pour les 30 ans de Glénat, avec 8 pages supplémentaires, dont la fin modifiée et rallongée. La deuxième réédition modifie la couverture, la chromie, mais pas le contenu. Rien n’interdit de penser qu’une dernière version reprenant la partie des catacombes ne verra jamais le jour.
Résumé : Février 1848. Sur les barricades, Julie devient le symbole de la liberté en marche, telle que Valdieu l’avait imaginée. Elle n’en est pas moins manipulée par Rodolphe, le chef révolutionnaire, qui abuse d’elle. Bernard doit affronter la vérité. Le vicaire lui révèle la vérité sur les origines de la malédiction des yeux, et la naissance de Julie. Julie est la fille de Hugo Sambre et Iris, une jeune actrice. L’horreur atteindra son comble quand Bernard découvrira la tête d’Iris embaumée derrière un tableau. Retrouvant Julie sur les barricades révolutionnaires, Bernard tombe sous les balles de l’armée.
« Dans la vie, la question n’est pas de savoir ce qui va se passer. On sait tous ce qui nous attend au bout du chemin, mais il y a une différence entre le prédire et le vivre. Raconter une histoire, c’est pareil. On a une certaine idée de ce qui va arriver, mais tout se passe dans la manière dont on le goûte, dont on le ressent, dont on le montre. Ce sont des sensations qui font la différence entre toutes les histoires. La vie, ce n’est que cela ». (extrait de La légende des Sambre, entretiens avec Jean-Luc Cambier et Eric Verhoest, éditions Glénat)
Paru aux éditions Glénat en novembre 1996, réédité en aoüt 2003.
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