Voilà, l’album est bouclé. Marco a terminé ses retouches, ce qui améliore considérablement quelques scènes jugées un peu trop obscures. C'est un beau travail. Quant à moi, j’ai réalisé quatre pages d’introduction, pour mettre en perspective ce cycle dans la continuité de la Guerre des Sambre. Car Werner & Charlotte sont dans l’arbre généalogique des Sambre, les parents de Maxime-Augustin, les grands-parents de Hugo et de ses soeurs, et les arrière grands-parents de Bernard et Sarah. En termes de généalogie, c’est le premier degré d’ascendance de Maxime-Augustin. Un peu compliqué, non ? Voilà pourquoi il me paraissait utile de faire une introduction. Pour mieux comprendre le lien unissant cette histoire avec celle de Hugo & Iris... Comme l’écrivait Sigmund Freud en 1913 "Nous postulons l’existence d’une âme collective et la possibilité qu’un sentiment se transmettrait de génération en génération, se rattachant à une faute dont les hommes n’ont plus conscience ou le moindre souvenir." C’est toute l’histoire de la Guerre des Sambre...
L’illustration ci-jointe est une des pages de l’intro. Le portrait d’Augustin (le borgne) est l’œuvre de Bastide et Mezil. Celui de Jeanne-Sophie est de Boidin. Et j’ai réalisé celui de Werner.
Comme dit précédemment, Marco a refait le dessin de la case pour la couverture et peaufiné l’illustration. Waw! ai-je dit. Ça donne envie, non ? Et comme il ne manque pas d’enthousiasme, il a essayé plusieurs fonds ou décors. Rien que pour le plaisir, je vous les montre. De quoi vous mettre l’eau à la bouche... ou plutôt la pomme.
posted on 13 juillet 2010à 17:17par Yslaire/ Albums
...pour l’automne, en octobre vraisemblablement. Il conte l’histoire de la rencontre des amants de la génération du premier degré d’ascendance (ancêtres de Maxime de Sambre, père d’Hugo et grand-père de Bernard). En d’autres mots, ce sont les prémices de la guerre des Sambre, ou de cette folie qui semble habiter tous les descendants de Maxime. Car l’histoire de sa conception, avant le berceau, en dit long sur le caractère pervers du père d’Hugo Sambre. Celui-là même qui trahira mère et fils, pour sauver sa peau en pleine Révolution et convoler avec Constance Van Loo. Un caractère fort et un coureur de jupons, comme le qualifiait Sarah. Pour ceux qui croient à l’hérédité, ils comprendront qu’il tient beaucoup de sa grand-mère, la comtesse Jeanne-Sophie. À découvrir donc dans ce deuxième cycle de la guerre des Sambre...
En attendant, j’ai réalisé quelques esquisses de mise en pages de la couverture en partant de case dessinées de Marc-Antoine Boidin, et, bien entendu, c’est Jeanne-Sophie qui en tient la vedette. Il faut garder à l’esprit que les cases ont été fortement agrandies et que ce ne sont que des esquisses que Marco va redessiner et mettre au net. Mais ça donne une idée du résultat et des variantes...
Oui, cela fait quelques mois que j’ai repris Sambre. Pour rappel, le tome VI s’appellera la mer vue du Purgatoire. Bien sûr il y aura un feuilleton sur ce site des planches esquissées comme pour Hugo & Iris. Mais avant cela, quelques esquisses de planches :
posted on 26 novembre 2009à 12:45par Yslaire/ Albums
Pour le lancement du ciel au-dessus du Louvre, Futuropolis a organisé une rencontre entre Jean-Claude Carrière et moi-même à son domicile parisien, où Thierry Bellefroid, célèbre journaliste belge, menait l'interview croisée. Vous pouvez en lire le compte-rendu écrit ici, ou visionner sur ce blog les vidéos légèrement montées. Huit courtes séquences qui se suivent et une longue intégrale seront publiées en tout.
posted on 03 novembre 2009à 14:12par Yslaire/ Albums
...se situe dans le prolongement des précédentes. Deux portraits et deux yeux en très gros plan. Si l'on en croit La guerre des yeux, la théorie d'Hugo, l'âme de chacun (et son destin) se révèle au plus profond d'un regard. Chaque lecteur peut donc y lire toute l'histoire de ce personnage. Et à votre avis, Hugo est-il fou ?
posted on 29 octobre 2009à 12:15par Yslaire/ Albums
...au-dessus du Louvre sucite d'étranges réactions. Un journaliste français, à qui on avait fourni en preview l'album, m'a félicité pour mon coup médiatique si bien orchestré : sortir ce livre au moment de la polémique Mitterrand (!). Rappelons les faits : dans son livre La mauvaise vie, le ministre français actuel de la Culture est accusé par l'extrême droite (et une partie des socialistes) de faire l'apologie du tourisme sexuel en Thaïlande. Sous-entendu : de la pédophilie et du commerce d'enfants. Et tout cela, suite à sa défense du cinéaste Polanski, lequel est accusé de viol de mineure aux USA (à l'époque la victime avait 13 ans, et il est à noter qu'à cet âge, personne ne peut prétendre être consentant sexuellement. Un adolescent qui a des relations sexuelles avec une personne majeure est toujours violée selon la loi.)
Bref, je découvre qu'un livre initié il y a plus de trois ans, peut rejoindre l'actualité. Pour un peu, on me taxerait d'opportunisme. Quant à David qui, peut-être, appréciait les jeunes éphèbes de 13 ans, puisqu'il a fait le tableau très équivoque de Bara pendant la Révolution, ne pourrait-il pas être l'objet d'un procès deux cents ans plus tard, pour atteinte aux bonnes moeurs ? Si l'auteur d'un livre est attaqué aujourd'hui comme coupable de mauvaises intentions, ne faut-il pas condamner également le peintre d'un sujet aussi scabreux ? Et pourquoi pas les auteurs de ce Ciel au-dessus du Louvre, qui entretiennent ces fantasmes pédophiles et les mettent en scène ? Surtout le dessinateur qui a dû prendre un plaisir malsain a dessiner ce garçon de treize ans, nu ?
Ce qui est certain, c'est que la chasse aux sorcières est toujours d'actualité. A quand le retour de l'Inquisition ?
Comme pour le précédent tome, en exclusivité sur ce site et avant parution en album (en novembre), vous avez la possibilité de suivre le feuilleton du troisième et dernier tome de Hugo & Iris, à raison d'une planche tous les deux jours. Pour garder la fraicheur de la parution en couleurs, et aussi pour montrer autre chose, ce sont mes esquisses de mise en scène qui sont présentées en regard des planches au trait réalisées par Bastide et Mezil. Tout le dialogue graphique entre eux et moi. De l'intention à la finalisation. Un peu comme si vous pénétriez dans les coulisses de la création d'un album. Bonne lecture…
Marc-Antoine est son prénom, mais tout le monde dit Marc. Cela fait donc six mois qu’il s’est attaqué au deuxième cycle de La guerre des Sambre et il est bourré de talent. Je connaissais de lui Chéri-Bibi chez Delcourt et plus récemment Endurance (les deux projets en collaboration avec Bertho), où il montrait déjà des réserves de sensibilité et des ambitions de metteur en scène. Dans cet exercice difficile qu’est l’interprétation d’un thème connu (une histoire d’amour tragique à la "Sambre") et déjà arpenté par d’autres auteurs (Bastide et Mezil), j’ai l’impression qu’il va se surpasser.
Rappelons que chacun des personnages de ce nouveau cycle est un ancêtre de Sarah, Bernard et Julie Sambre, et se doit de les rappeler graphiquement, sans en être la photocopie. C’est le propre des portraits dans une même famille : tous ont des airs de ressemblance mais, de leurs différences justement naît leur personnaité. En guise de préambule quelques croquis des personnages principaux. Il est amusant déjà de pouvoir en comparer sa vision avec celle qu’avait donnée Griffo précédemment. Sachant que tous deux sont partis des mêmes croquis que je leur avais envoyés et qui ont été exposés ici.
posted on 08 novembre 2008à 12:57par Yslaire/ Albums
Bon, évidemment il faut être parisien pour l’avoir vue. Voilà au moins une bonne raison de montrer ici cette affiche conçue pour la promotion de Hugo & Iris 2. Vous remarquerez le titre et le slogan en rapport avec l’image choisie, en l’occurrence les yeux d’Iris. Ce qui paraît évident, limpide, puisque c’est la reprise du fond de la couverture. Mais le message est double, car ces yeux rouges envoûtants pourraient être aussi ceux de Julie. Donc il concerne aussi bien Sambre que La Guerre des Sambre. Ce que confirme le slogan : une folie amoureuse qui traverse les générations... L’air de rien, cette affiche est plus subtile qu’il n’y paraît. Et c’est l’oeuvre de Didier Gonord. Oui, à propos, ceci est le projet, pas la réalisation définitive. les petites couvertures en bas sont supposées être celles des cinq Sambre et des deux Hugo & Iris.