J’ai fini et terminé deux livres coup sur coup. Le Ciel au–dessus du Louvre avec Jean-Claude Carrière paraîtra en novembre (le 13, si j’en crois le site futuropolis.fr), et le cycle Hugo & Iris arrive à son terme avec le 3ème et dernier chapitre. C’est la fin aussi de deux collaborations qui ne me laissent que de bons souvenirs... Avec un peu de nostalgie... Zut. C’était trop court. J’aurais voulu que cela dure plus longtemps.
Un livre terminé, c’est toujours un moment d’euphorie. Je suis comme un moteur diesel, à la fin d’un album, comme un cheval qui sent l’écurie ; ma production s’accélère, je suis presque en transe, je dessine de plus en plus vite. Je suis "dedans", en apnée. Il y a une forme d’ivresse des profondeurs (de la psyché) qui me donne envie de ne pas remonter, un sentiment de puissance, lié à ma productivité, à la distance de plus en plus courte entre l’élaboration d’un dessin et sa réalisation. Et puis il y a un sentiment général de libération, qui fait suite à une très longue tension, un accouchement (comme on dit souvent). Ce qui inévitablement annonce un retour de flamme, un petit "baby-blues".
Allez, je m’y remets. Vite, un nouveau projet !