posted on 13 novembre 2009 à 10:59 par Yslaire / Auteur

Jean-françois Moyersoon, qui dirige Marsu Productions, m’a demandé une illustration du Marsupilami. A ma sauce... A ma grande honte, il m’a fallu pas mal de temps pour répondre à sa demande. Franquin est sans doute pour tout le monde le seul génie à rivaliser avec Hergé, et pour beaucoup de dessinateurs, un "père spirituel", comme aimait à le définir Moebius. Celui qui ouvre la voie... et entraîne derrière lui beaucoup de suiveurs. Aujourd’hui encore, il m’arrive de me souvenir de certaines de ses leçons. "Méfiez-vous de la virtuosité, Hislaire"  disait celui-là même qui, a mes yeux, en était le plus brillant contre-exemple. Charles Dupuis l’utilisait un peu malgré lui comme directeur artistique de Spirou. Il n’était pas rare que le Rédacteur en chef de Spirou lui demande son avis à propos des nouveaux jeunes dessinateurs. André s’acquittait conscienscieusement de sa tâche tout en se défendant d’avoir la science infuse. Il était particulièrement généreux de ses conseils... Bref, rendre hommage à cet immense dessinateur que j’ai eu la chance de croiser, ne fut pas aisé. D’autant que mon univers semble particulièrement éloigné du sien. Finalement, j’ai trouvé un espace commun de tendresse et de gentillesse, à travers cette confrontation pensive de Bernard Sambre et du marsupilami, l’un singeant l’autre. J’aime croire qu’il aurait au moins apprécié l’intention...

 

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