posted on 23 août 2010 à 08:21 par Yslaire / Albums

Voilà, l’album est bouclé. Marco a terminé ses retouches, ce qui améliore considérablement quelques scènes jugées un peu trop obscures. C'est un beau travail. Quant à moi, j’ai réalisé quatre pages d’introduction, pour mettre en perspective ce cycle dans la continuité de la Guerre des Sambre. Car Werner & Charlotte sont dans l’arbre généalogique des Sambre, les parents de Maxime-Augustin, les grands-parents de Hugo et de ses soeurs, et les arrière grands-parents de Bernard et Sarah. En termes de généalogie, c’est le premier degré d’ascendance de Maxime-Augustin. Un peu compliqué, non ? Voilà pourquoi il me paraissait utile de faire une introduction. Pour mieux comprendre le lien unissant cette histoire avec celle de Hugo & Iris... Comme l’écrivait Sigmund Freud en 1913 "Nous postulons l’existence d’une âme collective et la possibilité qu’un sentiment se transmettrait de génération en génération, se rattachant à une faute dont les hommes n’ont plus conscience ou le moindre souvenir."  C’est toute l’histoire de la Guerre des Sambre...
 
L’illustration ci-jointe est une des pages de l’intro. Le portrait d’Augustin (le borgne) est l’œuvre de Bastide et Mezil. Celui de Jeanne-Sophie est de Boidin. Et j’ai réalisé celui de Werner.

 

 

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posted on 15 août 2010 à 13:27 par Yslaire / Albums

 

Comme dit précédemment, Marco a refait le dessin de la case pour la couverture et peaufiné l’illustration. Waw! ai-je dit. Ça donne envie, non ? Et comme il ne manque pas d’enthousiasme, il a essayé plusieurs fonds ou décors. Rien que pour le plaisir, je vous les montre. De quoi vous mettre l’eau à la bouche... ou plutôt la pomme.

 

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Les variantes ici >>

posted on 13 juillet 2010 à 17:17 par Yslaire / Albums

...pour l’automne, en octobre vraisemblablement. Il conte l’histoire de la rencontre des amants de la génération du premier degré d’ascendance (ancêtres de Maxime de Sambre, père d’Hugo et grand-père de Bernard). En d’autres mots, ce sont les prémices de la guerre des Sambre, ou de cette folie qui semble habiter tous les descendants de Maxime. Car l’histoire de sa conception, avant le berceau, en dit long sur le caractère pervers du père d’Hugo Sambre. Celui-là même qui trahira mère et fils, pour sauver sa peau en pleine Révolution et convoler avec Constance Van Loo. Un caractère fort et un coureur de jupons, comme le qualifiait Sarah. Pour ceux qui croient à l’hérédité, ils comprendront qu’il tient beaucoup de sa grand-mère, la comtesse Jeanne-Sophie. À découvrir donc dans ce deuxième cycle de la guerre des Sambre...

En attendant, j’ai réalisé quelques esquisses de mise en pages de la couverture en partant de case dessinées de Marc-Antoine Boidin, et, bien entendu, c’est Jeanne-Sophie qui en tient la vedette. Il faut garder à l’esprit que les cases ont été fortement agrandies et que ce ne sont que des esquisses que Marco va redessiner et mettre au net. Mais ça donne une idée du résultat et des variantes...

 

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posted on 18 mai 2009 à 09:34 par Yslaire / Albums

Marc-Antoine est son prénom, mais tout le monde dit Marc. Cela fait donc six mois qu’il s’est attaqué au deuxième cycle de La guerre des Sambre et il est bourré de talent. Je  connaissais de lui Chéri-Bibi chez Delcourt et plus récemment Endurance (les deux projets en collaboration avec Bertho), où il montrait déjà des réserves de sensibilité et des ambitions de metteur en scène. Dans cet exercice difficile qu’est l’interprétation d’un thème connu (une histoire d’amour tragique à la "Sambre") et déjà arpenté par d’autres auteurs (Bastide et Mezil), j’ai l’impression qu’il va se surpasser.

Rappelons que chacun des personnages de ce nouveau cycle est un ancêtre de Sarah, Bernard et Julie Sambre, et se doit de les rappeler graphiquement, sans en être la photocopie. C’est le propre des portraits dans une même famille : tous ont des airs de ressemblance mais, de leurs différences justement naît leur personnaité. En guise de préambule quelques croquis des personnages principaux. Il est amusant déjà de pouvoir en comparer sa vision avec celle qu’avait donnée Griffo précédemment. Sachant que tous deux sont partis des mêmes croquis que je leur avais envoyés et qui ont été exposés ici.

 

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posted on 19 juin 2008 à 17:59 par Yslaire / Albums

Comme il est dit sur le site du dessinateur, Griffo et Yslaire ont décidé d’un commun accord d’interrompre leur collaboration sur la guerre des Sambre.
Suite à une différence de points de vue sur la mise en scène des quatre premières pages (dont deux sont reproduites ici ; à gauche les suggestions de Griffo, à droite les réponses d’Yslaire), la décision a été prise d’en rester là. Sereinement et amicalement.

 

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posted on 29 mai 2008 à 11:53 par Yslaire / Auteur

Ce qui ne veut pas dire que je chôme. Pendant ce temps, Nico peaufine le module du feuilleton qui commencera incessamment sous peu.  Griffo et moi collaborons sur la mise en pages de Werner et Charlotte. Bastide et Mezil assurent les dernières pages de Hugo & Iris 2, mais comme le feuilleton va démarrer, cela ferait un peu double emploi de les présenter sur le blog, non ? Ah oui, pour le moment, je réalise la sérigraphie de l’atomium pour Champaka (première vision bientôt sur ce blog).
Et puis vous avez vu les nouvelles entrées dans la ligne du temps sur Werner & Charlotte, et le Ciel au-dessus du Louvre en preview ?

posted on 01 mai 2008 à 09:30 par Yslaire / Albums

Oui, l'écriture est achevée. C'est mieux qu'un premier jet, même si ce ne sera certainement pas la version définitive. Car pour moi, un scénario écrit, ce n'est pas un roman, mais de la "matière vivante" à mettre en scène. Ce n'est qu'une fois mis en pages que le nombre de cases ou les dialogues se vérifient dans leur pertinence, leur ton définitif. C'est à peu près le même écart qu'il y a parfois au cinéma entre l'écriture du script et le tournage. En fonction des décors, de la météo ou de l'imposition d'un angle de vue, ou encore des acteurs, les  dialogues sont revus et corrigés, un plan disparaît au profit d'un autre. Il m'est déjà arrivé de modifier une scène au moment du dessin, car le personnage dessiné me semblait incapable de réciter le texte que je lui avais écrit. De là part sans doute l'idée courante que les personnages échappent à leur auteur... Ce qui est un peu vrai, au sens figuré, mais suppose au sens propre une propension à la schizophrénie.

La vérité est qu'il est forcément différent de rêver une histoire et de la voir dessinée. On devient lecteur de ses propres intentions. Dans le cas d'une collaboration, c'est d'autant plus vrai. Et la réussite va dépendre de la magie qui s'opère entre deux personnes. Il y a une part de "téléphone arabe", on ne peut tout expliquer, mettre des mots sur toutes ses intentions, elles sont toujours un peu déformées, mal comprises. Un bon dessin ne s'explique pas, il est par nature indicible. Disons-le, la  trahison est inévitable et même souhaitable. Quand elle est réussie on parle alors de "transcender le texte".

Quoi qu'il en soit, ce qui excitant, c'est que chaque histoire est avant tout une nouvelle aventure... pour son auteur. Malgré les années de métier, je suis toujours aussi étonné du résultat. Imprévisible... Comme disait Claude Berri à la sortie d'un des ses films : "A chaque film, on réunit la meilleure équipe qui soit possible, et on tente de faire le meilleur film. Et pourtant, certains sont meilleurs que d'autres."
A quoi ressemblera Werner & Charlotte ? Pour juger du résultat complet, il faudra attendre la sortie de l'album prévu au premier semestre 2009. Mais en attendant, promis, vous verrez les premières mises en pages sur ce blog. Car pour l'instant, ce n'est que du texte...