posted on 20 juillet 2010 à 14:06 par Yslaire / Evènements

Rappelez-vous. À la fin du tome 4 Faut-il que nous mourrions ensemble...  Bernard découvre derrière le tableau de famille la tête décapitée d’Iris, embaumée. Dans la pièce de théâtre, la scène est reprise, et... il a fallu mouler la tête de la comédienne Audrey Dero, qui joue Julie (et donc ressemble à Iris). Voici les premières photos. Il manque la perruque évidemment. On dira que c’est gothique, et que cela rappelle Mary Shelley, l’auteure de Frankenstein, non ?

 

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posted on 15 juillet 2010 à 11:54 par Yslaire / Evènements

...du spectacle de Sambre à la Citadelle de Namur. Les photos sont de Marianne Grimont.
A noter qu'une séquence de présentation de la pièce a été réalisée et diffusée dans le journal télévisé de la RTBF, juste avant la finale de la Coupe du Monde. A voir ici, dès la minute 16.

 

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posted on 05 juillet 2010 à 12:17 par Yslaire / Evènements

... voici ce que j’ai écrit pour le dossier de presse :

J'ai toujours été au théâtre. Je veux dire, je ne me rappelle pas de la première fois ou mon Père m'y a emmené. Celui-ci, journaliste politique à la Libre Belgique, ajoutait à ses journées chargées trois soirées par semaine, consacrées à des critiques théâtrales. Généralement, il invitait ma mère ou ses amies à l'accompagner, et parfois ses enfants, à tour de rôle. On peut dire qu'il nourrissait une vraie passion pour cet art, le jugeant supérieur à tout autre. Dans trois cents ans, disait-il, il restera toujours des hommes pour raconter une histoire et jouer des personnages "en vrai", devant un public. Il m'a ainsi transmis l'amour des acteurs, des beaux textes, des grands classiques. Même si lui vénérait Molière, et goûtait peu le cinéma, encore moins la peinture, et que je lui préférais Shakespeare, ou même Rostand, et tous les créateurs d'images...

Je me rappelle d'Othello, qui, à huit ans, me fit pleurer à ma grande honte, ou de la finale de Cyrano après laquelle, j'étais sorti avec "… mon panache… ", cachant tant bien que mal mes yeux rougis et attendant mon lit pour enfin lâcher ces sanglots douloureux d'avoir été trop longtemps retenus. Mes premières émotions, les plus violentes, les plus profondes peut-être, ont été le fruit de ces grands classiques. Je les ressassais trois jours durant, une semaine parfois, ils m'habitaient. Je m'en suis nourri pour écrire et concevoir Sambre, avec pour ambition d'émouvoir encore le petit garçon que j'ai été. "Vive l'opéra où Margot a pleuré" écrivait  Musset... Oui, je pense même aujourd'hui que tous les dialogues de Bernard et Julie dans cette bande dessinée, je les ai d'abord entendu scandés dans ma tête, comme une musique intérieure, tour à tour criés ou chuchotés par des acteurs imaginaires.

Quand Jacques est venu me proposer d'adapter Sambre à la Citadelle de Namur, j'avais déjà reçu de multiples propositions, notamment du cinéma, le plus souvent refusées. C'est vrai, il y a beaucoup de mauvaises raisons qui peuvent motiver un producteur ou un directeur de théâtre. Je parle de raisons étrangères à l'histoire elle-même, comme son succès par exemple, et le profit espéré à le décliner. J'appelle cela "mettre la charrue avant les boeufs".  Lui a commencé par me dire qu'il ne connaissait rien à la bande dessinée. Et cela déjà m'apparaissait comme un compliment : ne pas être choisi parce que c'était une BD et que cela semble populaire, que vous avez vendu un million d’exemplaires ou que vous êtes traduit dans neuf langues...  mais à cause du sentiment éprouvé à la lecture, c'était déjà l'essentiel espéré. Je savais qu'il avait envie de raconter cette histoire-là, de mettre en scène la même que moi, même si la forme allait varier.

Bien sûr, une adaptation de livres en film ou en pièce, c'est toujours un peu une trahison. Gérard Brach, scénariste de cinéma, comparait cela à "faire une sculpture de la Joconde". Il n'a pas tort. C'est  toujours une nouvelle aventure, avec d'autres défis, d'autres contraintes.  Et peu importe que l'enfant ressemble à sa mère. Non, le lecteur de bandes dessinées ne reconnaîtra pas toutes les cases de l'album, ni toujours l'apparence des personnages dessinés et si peu les décors. Certaines scènes auront disparu au profit de nouvelles, plus proches peut-être de la vérité des planches. Mais l'essentiel sera respecté: deux acteurs dans la force de leur jeunesse ont investi de leur chair les déchirements de Julie la braconnière et de Bernard Sambre. Et toute la troupe qui les accompagne, passant de la réception des spectateurs à l'entrée, enfilant leurs costumes avant de parfois servir au bar, et parfois jouant trois personnages, ont donné sinon leur âme, leur temps et leur talent. Tous ont vibré, incarné et scandé ces textes, que je n'avais jusqu'ici entendus que dans mon for intérieur.  Ils ne savent pas le cadeau qu'ils me font, et tant mieux, ils sont dans leur rôle. Ils  crient, ou chuchotent les phrases retrouvées de ce tragique premier amour. Elles leur appartiennent déjà. À partir du 3 juillet, vous les entendrez. Et j'espère, vous partagerez avec moi ce bonheur de découvrir que même si Bernard Sambre meurt chaque soir, Sambre a trouvé une nouvelle existence... 

posted on 29 juin 2010 à 20:51 par Yslaire / Albums

Oui, cela fait quelques mois que j’ai repris Sambre.
Pour rappel, le tome VI s’appellera la mer vue du Purgatoire. Bien sûr il y aura un feuilleton sur ce site des planches esquissées comme pour Hugo & Iris. Mais avant cela, quelques esquisses de planches : 

 

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posted on 23 juin 2010 à 12:04 par Yslaire / Evènements

Les deux jeunes acteurs interprètent les personnages principaux de Sambre, adaptés pour le théâtre par Jacques Neefs et on y croit. Ils ont posé ici, en costume, pour le magazine MAD (supplément au journal Le Soir) Inutile d'ajouter qu'ils sont fiévreux, passionnés et surtout bourrés de talent. Je rappelle que la pièce sera jouée à partir du 3 juillet à la citadelle de Namur.

 

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posted on 17 juin 2010 à 17:08 par Yslaire / Evènements

Je viens de terminer l'affiche de la première adaptation théâtrale de Sambre. Elle se jouera à la Citadelle de Namur (en Wallonie, pour les amis français et autres) au mois de juillet. C'est Jacques Neefs qui en assure la mise en scène et l'adaptation écrite (même si j'ai rajouté de-ci de là mon grain de sel et quelques répliques). Quant aux comédiens, ils sont jeunes, passionnés comme Sambre, et formidables.

Vous ne pouvez savoir le plaisir à entendre dire, par la bouche des acteurs, les mots que vous avez écrits dans le silence. Quelle belle aventure! Plus de détails, bientôt...

 

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posted on 13 novembre 2009 à 10:59 par Yslaire / Auteur

Jean-françois Moyersoon, qui dirige Marsu Productions, m’a demandé une illustration du Marsupilami. A ma sauce... A ma grande honte, il m’a fallu pas mal de temps pour répondre à sa demande. Franquin est sans doute pour tout le monde le seul génie à rivaliser avec Hergé, et pour beaucoup de dessinateurs, un "père spirituel", comme aimait à le définir Moebius. Celui qui ouvre la voie... et entraîne derrière lui beaucoup de suiveurs. Aujourd’hui encore, il m’arrive de me souvenir de certaines de ses leçons. "Méfiez-vous de la virtuosité, Hislaire"  disait celui-là même qui, a mes yeux, en était le plus brillant contre-exemple. Charles Dupuis l’utilisait un peu malgré lui comme directeur artistique de Spirou. Il n’était pas rare que le Rédacteur en chef de Spirou lui demande son avis à propos des nouveaux jeunes dessinateurs. André s’acquittait conscienscieusement de sa tâche tout en se défendant d’avoir la science infuse. Il était particulièrement généreux de ses conseils... Bref, rendre hommage à cet immense dessinateur que j’ai eu la chance de croiser, ne fut pas aisé. D’autant que mon univers semble particulièrement éloigné du sien. Finalement, j’ai trouvé un espace commun de tendresse et de gentillesse, à travers cette confrontation pensive de Bernard Sambre et du marsupilami, l’un singeant l’autre. J’aime croire qu’il aurait au moins apprécié l’intention...

 

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posted on 08 novembre 2008 à 12:57 par Yslaire / Albums

Bon, évidemment il faut être parisien pour l’avoir vue. Voilà au moins une bonne raison de montrer ici cette affiche conçue pour la promotion de Hugo & Iris 2. Vous remarquerez le titre et le slogan en rapport avec l’image choisie, en l’occurrence les yeux d’Iris. Ce qui paraît évident, limpide, puisque c’est la reprise du fond de la couverture. Mais le message est double, car ces yeux rouges envoûtants pourraient être aussi ceux de Julie. Donc il concerne aussi bien Sambre que La Guerre des Sambre. Ce que confirme le slogan : une folie amoureuse qui traverse les générations... L’air de rien, cette affiche est plus subtile qu’il n’y paraît. Et c’est l’oeuvre de Didier Gonord.  
Oui, à propos, ceci est le projet, pas la réalisation définitive. les petites couvertures en bas sont supposées être celles des cinq Sambre et des deux Hugo & Iris.

 

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posted on 13 novembre 2007 à 08:56 par Yslaire / Albums

…est la demi-soeur d’Hugo Sambre. (C’est aussi la mère d’Hyppolite Guizot, le cousin maléfique de Sarah et Bernard, ennemi juré de Julie.) Il fallait une séquence qui montre les liens d’enfance qui unissent le seul garçon de la famille à celle que toute la famille récuse : l’enfant du premier lit du Père, seul survivant de la Révolution.
Elevée avec les enfants de Constance, cette dernière l’a incidemment écartée de la bastide. Tacitement, sa présence n’est pas souhaitée à la maison familiale. Elle se cache donc, et elle rejoue une scène de son enfance pour attirer l’attention et la pitié d‘Hugo. Elle est dans l’ombre, tente de l’approcher, de se rapprocher, au propre comme au figuré. Lui, l’évite lâchement, sans bouger, pour ne trahir aucune émotion apparente.
Le jeu des corps pour une fois est plus important que leurs expressions. L’ombre les découpe en silhouettes chinoises et les jeux de distance qui les séparent expriment la scène.

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posted on 31 octobre 2007 à 17:24 par Yslaire / Auteur

071031_1.JPGA l’occasion de l’expo à la galerie Christian Desbois (vernissage le 29 novembre), une estampe grand format sera éditée. L’ idée est de partir d’un crayonné d’une case de Sambre IV et de le revisiter.
L’originalité vient du fait que l’impression sera réhaussée au pastel et negro. Et donc offrira le compromis parfait entre la reproduction numérique de luxe et l’original-fait-à-la-main.

Quelques dizaines d’exemplaires du même dessin, mais à chaque fois uniques, puisque l’intervention  sera faite main sur la reproduction…